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Tout savoir sur les spectacles Clown & Mental

Spectacle : Resto Dingo

L’association Clown & Mental vous offre une comédie fendue en deux, interprétée par Sébastien, comédien et clown depuis de nombreuses années. Mais voilà, depuis plus de 10 ans, Sébastien est atteint de schizophrénie.

« Tourner rond, c’est être carré. Etre carré, c’est arrêter de tourner en rond.
Faire un arc de cercle bien carré en pensant à un triangle, c’est Schizo.
Pour accepter son handicap, arrondissons les angles. »

Découvrez-le, découvrez son spectacle.

« On rit, on pleure pendant 45 minutes. »
Avec un bonus découverte : ses spectacles sont suivis d’un bord plateau qui donne l’occasion aux spectateurs d’échanger avec Sébastien sur sa démarche.

Le handicap n’empêchera jamais le rêve.

« Être dans son assiette pour servir les clients, ce n’est pas de la tarte. Un serveur bon chic bon genre, vous propose de prendre un verre au Sun Beach. Béchamel est frappé à force de servir des cafés, renversé à force de servir des crèmes, sous pression à force de servir des bières. Il fait parfois des remarques philosophiques à ses clients. Vous voulez boire quoi ? Un petit Perrier dans un grand verre ou un grand Perrier dans un petit verre ? Ou bien le Schizo, un cocktail maison : ¼ de discipline, ¼ d’amour, ¼ de folie et un car de CRS. »

Le clown
c’est rire de soi,
rire de l’autre, rire ensemble.
Par son talent et sa sensibilité, Sébastien nous place au cœur de cet art si singulier, qui nous allège et nous étreint.

Sébastien Petiot est comédien et clown depuis de nombreuses années et a la particularité d’être atteint de schizophrénie depuis plus de 10 ans.

Il parle de sa maladie comme personne.

Dans ses différentes créations, il a le génie de nous retourner : à la fois on rigole et on pleure d’être au plus près de ce qu’il vit.

Sébastien Petiot, assis, souriant
@swann-lee-beaubrun

Mon projet par Sébastien Petiot

On va dans les restaurants pour satisfaire sa faim mais aussi pour un rencard ou une engueulade.
C’est dans ce lieu-là que le projet prend place. Cela rassemble deux rêves d’enfance : chanter et danser et l’envie d’évoluer dans un restaurant. La cuisine est un jeu d’enfant et a alimenté mon enfance. La nourriture est un prétexte. Il s’agit de se nourrir de l’autre, je me demande toujours comment créer des relations durables avec les autres, avec la peur d’être blessé, d’être rejeté, la peur du développement durable d’une union à deux.
J’ai aussi besoin de chanter et danser et souhaite développer une spécialité dans le domaine du clown musical, au cœur de cette création : mes chansons jouées en guitare voix, avec ou sans mon nez rouge.
J’ai envie de travailler avec un metteur en scène, partager les joies et les peines d’une aventure théâtrale.

Mon handicap psychique (émotions excessives, cris) forme la singularité du projet.
Il s’agit aussi pour moi à travers l’absurde et l’expression des réactions clownesques, d’accepter ma différence. Je joue pour partager mon histoire personnelle, la dédramatiser, la rendre légère ou légèrement tragique. Ma maladie est faite de contradictions, d’obstacles, de conflits. Elle est propice à un traitement théâtral.

Affiche de Resto Dingo : une comédie fendue en deux, solo de clown musical

Le spectacle se tient dans une unité de lieu : un restaurant, une unité de temps : 45 minutes dans la vie d’un serveur, une unité d’action : un service de restauration.
En plus des mots, nous utilisons des éléments d’écriture clownesque (chutes, cris, contradictions, fragilités, erreurs, maladresses). Il est bien de jouer ici avec une énergie plus haute, traduire les mouvements en lien avec la silhouette du personnage. Il s’agit de développer une partition millimétrée de textes et de mouvements comme base de jeu comique, de trouver la signature gestuelle du personnage en partant de gestes du quotidien. Il s’agit d’utiliser la maladresse, le déséquilibre et pousser le corps dans des situations surprenantes.

La musique est une part importante du spectacle. Elle utilise des comptines trashs, comporte des blagues et de la tendresse, peut-être un peu de tristesse aussi. Une séquence comporte de la danse.

Une séquence contient un travail sur le thème de l’animal. Un dialogue entre l’inconscient et le conscient. Il y a aussi un travail avec des objets : plateau, verre et bouteille. Le spectacle doit rentrer dans une valise.

« J’ai tendance à m’identifier à la pathologie. L’objectif est de faire de cette souffrance une œuvre d’art. Transformer le côté sombre de la maladie en lumière. »

© Malo de LaTullaye

Ce projet peut permettre de dénouer mes conflits intérieurs, de libérer la parole sur la maladie mentale, de réparer le lien avec les autres. Il s’agira de déstigmatiser la maladie, changer de regard sur les symptômes. Le pari est risqué car entre moi et la schizophrénie, la distance est étroite.

Mes influences :

Sébastien : une passion pour le clown

Sébastien Petiot en Béchamel, gilet bleu, tablier rouge, une assiette à la main
@orianne-avignon

Pourquoi le clown ?

C’est rire de soi, rire de l’autre, rire ensemble.
Cet art si singulier nous allège et nous étreint. Le génie de Sébastien, atteint depuis plus de 10 ans de schizophrénie, est d’accepter et de faire accepter sa différence, en partageant les joies et les peines à travers son aventure théâtrale toute particulière et originale.

Il rit, il pleure, nous rions, nous pleurons.

Son art nous emporte.

Mais voilà que sa maladie le remplit de contradictions, d’obstacles, de conflits, de peur. N’est-elle donc pas toute propice à un traitement théâtral ? Oui, totalement.
Le clown a aussi le talent pendant sa représentation de nous émouvoir en chantant de la poésie, accompagné de sa guitare, avec ou sans son nez rouge.

Voir la vidéo (nouvel onglet)
Voir la vidéo (nouvel onglet)

« J’ai tellement voulu être dans mon assiette que j’ai arrêté d’en faire tout un plat. »

Son origine clownesque.

7 ans après la sortie de la série TV « Belle et Sébastien », ses parents le prénomment Sébastien.
Quelques années plus tard, ses héros seront Calimero et Chapi Chapo.
A 7 ans, il prend plaisir à réciter « le Cancre » de Jacques Prévert. « Je fais le clown devant mes cousins et ils rient ».
A 14 ans, il découvre le talent et la force de Charlie Chaplin, Buster Keaton, Laurel et Hardy, Louis de Funès et Pierre Richard. Il joue Harpagon en cours de français : sa 1ère expérience du théâtre.
A 21 ans, il apprend la guitare et à 24 ans il fait son 1er stage de théâtre au Brésil.
A 23 ans, il est diplômé ingénieur de l’ESSTIN (Polytech Nancy) et rentre comme ingénieur chez Alcatel.
A 25 ans, il est bénévole pour le Programme Planet Society de l’UNESCO en Amérique Latine puis l’année suivante, devient messager de la Culture de la Paix en Asie.
A partir de 28 ans, il décide d’être clown et comédien. Il devient intermittent du spectacle, joue dans de nombreuses pièces. Il est également formateur en entreprise en s’appuyant sur la technique théâtrale.
A 35 ans, son handicap psychique pointe le nez !
A 37 ans, il fait 2 années de création au Samovar. Il crée alors le personnage du soldat et la créature du requin.

« C’est avec les militaires que l’on fait les meilleurs soldats. »

A 42 ans, il est diagnostiqué schizophrène. Ce choc est un déclic pour s’engager corps, âme et esprit dans la profession de clown.
A 51 ans, il commence la création de Resto Dingo. Cela prend 2 ans. Il y a 17 semaines de création.

  • Béchamel au chapeau de paille, les mains en cœur
  • Béchamel au chapeau de paille, l’air triste
  • Béchamel au chapeau de paille, bras croisés
@nicolas_fontaine

Des artistes associés

Olivier Mathé

Metteur en scène de Resto Dingo

Olivier est comédien et metteur en scène. Il s’est formé à l’Ecole Jacques Lecoq auprès des professeurs, Il explore par la suite le théâtre contemporain.
Depuis 2010, il a pris un virage burlesque et travaille avec plusieurs compagnies dans la mise en scène et la création de spectacle. Il s’est également formé au clown auprès du Théâtre-école Le Samovar.

Portrait d’Olivier Mathé

Michael Egard

Accompagnement à la recherche et l’écriture de Resto Dingo

Michael a un parcours de comédien qui l’a essentiellement conduit vers le théâtre de rue et la comédie physique. Il enseigne le clown, le jeu masqué et burlesque au Théâtre-école Le Samovar, à l’ESAC de Bruxelles, à l’Ecole Fratellini, dans des lycées… Il prête son regard pour la mise en scène, l’écriture ou la direction d’acteurs pour de nombreux seul-e-s en scène.

Portrait de Michael Egard

Alexandre Pavlata

Coaching clown pour Resto Dingo

Alexandre est clown et metteur en scène. Fondateur de la Compagnie Numéro 8, il a créé et interprété les spectacles Garden-Party, Monstre(s) d’humanité, Homo Sapiens Bureaucraticus, accueillis dans les plus grands festivals de théâtre de rue. Aujourd’hui, il intervient comme formateur et accompagne de nombreuses créations de spectacles en apportant son regard bienveillant et affûté sur le jeu clownesque.

Portrait d’Alexandre Pavlata

Artisanat & patience

Sébastien et moi travaillons ensemble depuis 11 ans maintenant et notre relation professionnelle n’a fait que s’étoffer. Je suis très sensible à la poésie qui émane du travail physique et littéraire de Sébastien. De son travail, que j’accompagne avec un plaisir grandissant, ressort un humour absurde et une poésie légère et parfois noire.
Au contact de Sébastien, j’ai dû revoir un peu ce que je croyais être le chemin pour construire, écrire un spectacle. Sébastien a cet acharnement des artistes-clown qui remettent sans cesse leur travail en jeu, se questionnent en permanence sur l’écriture et le rythme d’une blague ou d’un micro mouvement. Cet acharnement, qui peut être parfois déroutant, est la preuve d’un profond engagement et qui fait la très grande qualité de son travail artistique.
Le travail avec Sébastien est une ouverture, car il nous ramène constamment à la recherche d’un langage spectaculaire. Aujourd’hui, avec le spectacle Resto Dingo, Sébastien se dévoile et prend sa maladie comme prétexte au spectacle, ce qui rend ce spectacle si drôle et si touchant.

Travailler à ses côtés est une de mes grandes fiertés humaines et artistiques. Aussi, je retiens et retiendrai longtemps, les tonnes de fous rires que nous avons eu en répétition.

Olivier Mathé
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